VOYAGES

IRLANDE

Carrickmacross

Le centre de pêche est géré par Peadar O'Brien dans une région de lacs exceptionnels à 130km au nord est de Dublin. Le brochet y est pêché surtout au poisson mort à l'aide de flotteur.

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Peader et un brochet très correcte.

L'AVENTURE :

L'Irlande reste au jour d'aujourd'hui une destination encore très sure pour capturer le brochet de votre vie. Les Irlandais ont compris qu'ils détenaient un potentiel halieutique exceptionnel qui attire de nombreux touristes pêcheurs du monde entier. Ils gèrent désormais leurs eaux avec plus de rigueur pour vous assurer des prises de qualité. Je suis allé au Nord-est de Dublin dans le conté de Monaghan tester cette destination intégré à un groupe durant un séjour d'une semaine.

Le centre de pêche Le centre de pêche géré par Peadar O'Brien est situé dans la petite ville de Carrickmacross. C'est avant tout un centre renommé pour la pêche au coup. Peadar le guide local a beaucoup de clients britanniques passionnés par cette activité. Je m'en suis très vite aperçu en arrivant sur place et en visitant le hangar à bateaux qui sert a entreposer le matériel de pêche. 4 frigos sont bourrés d'amorce de toute sorte :asticots, caster, maïs, blé, etc. L'activité brochet est un peu plus réduite du fait que très peu de français connaissent cette destination en pleine phase de développement. Seul une agence française distribue ce produit depuis seulement deux ans. Les trois bateaux disponibles peuvent recevoir des groupes de six pêcheurs. Peadar assure la prestation de guide sur deux jours pour chaque groupe, et vous prendra en charge à tour de rôle. Rassurez vous les lacs ont en moyenne une superficie de 10 hectares. Chaque jour, chaque bateau peu exercer sur un lac différent, il suffit de le prévoir la veille avec Peadar. Il vous placera votre embarcation soit le soir sur le chemin du retour, ou le matin très tôt. Dans tous les cas vous ne partirez pas à l'aventure car les informations qu'il vous donnera seront suffisantes pour que vous pêchiez sur les meilleures zones du lac.

Le Lakewood B and B Le Lakewood bed and breakfast situé à quelques mètres du hangar, il est menée de mains de maître par Muria l'épouse de Peadar. L'ambiance y est très conviviale, et les petits déjeuners irlandais sont copieux. Muria vous préparera des lunch package pour les repas de midi. Chaque jour à votre retour de la pêche vous prendrez un petit thé ou un café dans le salon en préparant votre journée du lendemain ou en admirant le tableau des prises. Seul les repas du soir sont pris à 3 km, à Carrickmacross au Feetless pub dans une ambiance et un cadre exceptionnel. Au retour vous pourrez déguster au salon, le fameux whisky Jameson acheté au pub. Les chambres doubles sont très correctes, elles vous permettront un repos bien mérité après ces longues journées au grand air.

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Thomas et un beau brochet.

Une région de lacs exceptionnels La région de Carrickmacross située à 130 km au nord est de Dublin, sur le conté de Monaghan. C'est l'une des meilleurs que l'on puisse trouver en Irlande. De nombreux lacs, environs cinquante sont à moins de trente minutes de voiture du centre de pêche. L'Eastern Regional Fisheries Board a prévu un programme de développement dans cette région pour fournir des points d'accès et des pontons aux pêcheurs au coup. Tous ces lacs sont des paradis pour les pêcheurs de brochets, car la pression de pêche est inexistante. Les nouvelles lois vont dans le bon sens puisqu'il est désormais interdit de conserver plus d'un brochet par jour dont le poids ne doit dépasser trois kilos. Peader, m'a avoué ne pas avoir tué un seul brochet depuis deux ans qu'il exerce ce métier. Je suis impatient de pêcher pour découvrir ce biotope fabuleux.

Première après-midi de pêche Notre arrivée à Carrickmacross à 14h nous permet après une installation rapide, une première excursion sur un petit lac ou nous allons poser le bateau pour le lendemain. 3 pêcheurs embarquent avec Peader, quand à moi, je me propose de rester au bord en pratiquant une pêche au lancer en waders. Les bords du lac sont très accessibles dans les deux premiers arrondis où seuls quelques petits joncs subsistent. Le fond n'est pas très important, mais j'ai beaucoup de mal à m'approcher du fait que le sol est constitué de tourbe. A chaque fois que je pose le pied, j'ai le sentiment de m'enfoncer. J'arrive tout de même à me positionner à la limite des joncs pour faire des parallèles à la cuiller. Cette technique est très appropriée dans des eaux peu profondes tapissées d'herbes filamenteuses. Je n'enregistre aucune touche dans cette partie du lac, après avoir pêché 5 ou 6 troués à travers les joncs. J'aperçois sur la gauche, à 300 ou 400 mètres, des haies immergés au fond d'une petite baie. En m'en approchant, je constate que le fond est plus important au pied des arbres. Je peigne méticuleusement cette obstacle providentiel avec mon leurre et ne tarde pas à avoir ma première touche que je rate sur un ferrage trop mou. Je repose très vite la cuiller dans le même axe en restant toutefois très concentré. Le brochet est toujours là, il retape instantanément et violemment sur le leurre. Cette fois-ci, je suis prêt, et après un ferrage appuyé, je ressens la bête qui se débat en cherchant à partir dans les branches. C'est un beau brochet de 8 livresque j'arrive à maîtriser au bout de quelques minutes Après une oxygénation de quelques minutes je relâche le poisson qui repart tranquillement dans son élément. Un peu plus tard, j'aperçois à deux reprises les autres pêcheurs sur le bateau en combat avec un brochet. J'arrive par la suite à capturer deux autres poissons de plus petite taille en terminant le tour du lac. A deux reprises, je me suis enfoncé dangereusement au passage d'une petite rivière et je me suis retrouvé entièrement mouillé après avoir vu rentrer l'eau dans mon waders. Qu'importe, c'était formidable et ma première impression est très positive.

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Peader avec Jean-Luc et Thomas... et le brochet !

Première sortie en bateau Le matin du deuxième jour, le groupe de Laurent ré embarque sur la grosse barque en aluminium. Peader a amené un deuxième bateau de plus de 5 mètres de long que nous allons prendre avec Thomas, Jean-Luc et moi-même. Peader se place sur le milieu pour ramer, je m'installe sur l'avant du bateau pour ne pas déranger mes deux compagnons qui se placent tous les deux à l'arrière. Ils installent de part et d'autre du bateau chacun une canne que Peader a équipé d'un montage au bouchon. L'appât est un très gros gardon mort de plus de 300 gr, qu'ils vont traîner à une profondeur variant entre 3 et 4mètres. J'ai réussi à trouver quelques petits gardons d'une dizaine de centimètres qui vont me permettre de pêcher au poisson mort manié.

Deux gros brochets coup sur coup Nous avons à peine parcouru 200 mètres sur le lac que Thomas se lève en laissant partir son fil qui se dévide à toute allure, il vient d'avoir un très beau départ. Notre guide stabilise très vite le bateau. Après plusieurs minutes d'attente, Thomas acquiesce un énergique ferrage. Le poisson vient assez vite sans de grandes difficultés. A quelques mètres du bateau, le brochet effectue un changement de direction vers le large. La canne de Thomas se courbe violemment, heureusement le frein est très bien réglé et la casse n'a pas lieu. Nous avons affaire à un très beau brochet, et 15 minutes lui sont nécessaire pour en venir à bout. Nous voyons enfin apparaître le poisson qui monte de tout son long vers la surface. Au deuxième passage après un court moment d'immobilisation, Peader l'extirpe de l'eau d'une main experte. Nous estimons ce brochet à environ 8 kg pour une longueur de 96 cm. Après la traditionnel séance photo et une bonne réanimation nous regardons partir le poisson en pleine eau. 5 minutes à peine et c'est maintenant au tour de Jean-Luc qui se retrouve en plein combat. Je suis stupéfait, car nous voyons apparaître un deuxième brochet légèrement plus petit que le premier. Le poisson est effectivement moins gros puisque après mensuration, il accuse 87cm pour un poids d'environ 6kg. Ces brochets de lac sont très trapus et ont une robe magnifique. La technique irlandaise est vraiment efficace est productive, très vite j'équipe ma deuxième canne que je positionne de l'autre côté du bateau . Je la laisse partir très au large pour former un triangle avec les deux autres bouchons. Malheureusement, les brochets ont cessés de mordre et nous passons deux bonnes heures sans la moindre touche. Nous rejoignons pour déjeuner l'autre équipe qui a pris deux poissons de 80 cm. L'après midi sera totalement vide puisque nous n'auront aucune touche à la traîne du fait qu'un vent violent s'est levé. Dés que nous avons stoppé le bateau, j'ai loupé mon seul brochet de la journée avec un Mean Dude monté sur un plomb spid.

Description du montage bouchon La technique irlandaise est un montage coulissant très simple. Vous constituez en premier temps un stop fil sur le corps de ligne avec un noud d'arrêt que vous confectionnez avec du nylon. Puis vous enfilez une perle et le bouchon à vif d'une portée variant de 15 à 20 gr. Pour finir vous enfilez l'olive ainsi qu'une deuxième perle pour protéger le noud que vous exécutez sur un émerillon à agrafe. Pensez à tester le noud pour ne pas avoir une désagréable surprise lors d'un combat prolongé. Sachez que le noud Palomar est un des nouds qui glisse le moins sur les tresses polyamides. Le bas de ligne est un fil d'acier de 49 brins de 14 kg de résistance, d'une longueur de 70cm. Les deux triples sont des Barbarian Treble de VMC n°1, Ref :BN. Le premier est fixé dans la boucle qui termine le montage. Le second est enfilé sur le fil d'acier 10cm plus loin, il est noué avec un simple noud. Pensez à resserrer à l'aide de pinces plates l'agrafe de l'émerillon, en fixant votre bas de ligne. Pour armer votre poisson mort, vous planter le triple supérieur dans la partie de la joue la plus dure. Le second triple se loge sur le flanc bien à plat, en tendant le fil d'acier. Le montage est terminé, il ne reste plus qu'à régler la profondeur de pêche, en faisant glisser le noud d'arrêt vers le haut à la hauteur désirée.

La monture à poisson mort irlandaise C'est une monture qui ressemble de très près à la donzette que nous connaissons, puisqu'elles est munie d'une bavette qui lui permet de faire vibrer le poisson appât en action de pêche. Ce montage peut être actionné bateau à l'arrêt, comme une monture à poisson mort classique, ou tout simplement mis en traîne à l'arrière du bateau.

Balihoe 2, un lac hors du commun Comme chaque jour, nous changeons de lac. L'équipe de Laurent part sur le lac de Balihoe 1,Thomas et JeanLuc vont sur le lac Machno accompagné de Peader, quand à moi, je me retrouve seul sur le lac de Balihoe 2. Peader a capturé la veille un bon nombre de petits gardons qui vont me permettre de pêcher toute la journée au poisson mort manié :ma technique favorite. Je n'hésite pas là encore à mettre à l'arrière du bateau lorsque je me déplace une canne avec un bouchon eschée d'un gros gardon mort. Il est neuf heures à peine et après avoir parcouru seulement un tiers de la largeur du lac, j'ai mon premier départ. Je laisse partir le poisson quelques secondes et le ferre très rapidement pour qu'il n'engame pas trop le gardon. Le combat est assez bref, et c'est un brochet de 75cm que j'amène au bateau. La journée commence très bien, et je suis très motivé et surtout très concentré « pour pêcher à fond » Le vent commence déjà à se lever et je suis obligé après chaque déplacement de poser le poids pour bien prospecter toutes les zones. Le lac fait environ 5 hectares et les bons secteurs sont facilement repérables, il suffit d'être vigilant en insistant sur chaque poste. J'arrive à capturer3 autres brochets de plus petites tailles au poisson mort manié en faisant les bordures de nénuphars. Je m'impose une petite halte sur le bord le temps du lunch. L'après-midi le vent est très puissant, seule une rive est abritée des rafales. Je m'y réfugie en peignant les bordures au poisson nageur et à la cuiller. Là encore, le poisson mort traînant à l'arrière me rapporte 2 autres brochets de taille très correctes, environ 80 cm. Je décide d'insister au poisson manié sur cette zone qui se situe au pied des nénuphars sur une petites cuvette profonde de 3 mètres. Le ciel est nuageux et l'après-midi reste toutefois très calme. Vers les 16 heures, une petite éclaircie apparaît et en moins de quelques minutes, je sens le lac revivre. Quelques poissons blancs éclaboussent la surface de l'eau. Mon sentiment est fondé, une très touche coup de fusil me rappelle à l'ordre. Mon ferrage est puissant, et je ressens une masse assez lourde se déplacer lentement sur le fond. Le poisson cherche à plusieurs reprises à rentrer dans les nénuphars. Pour le parer je lève ma canne au plus haut en bloquant la bobine du moulinet avec l'index. Cette technique me permet d'échapper à l'accrochage et heureusement le brochet repart en pleine eau. Au terme d'un combat de 15 minutes, j'arrive à le maîtriser. Au premier passage contre le flanc du bateau, après une stabilisation de quelques secondes, je l'arrache de son élément en le maintenant fermement derrière la tête. Mon septième poisson mesure 92cm pour approximativement 13 livres. Je viens de passer une journée formidable. Nous vivons encore deux très belles journées en capturant un bon nombre de brochets avec une taille correspondant à nos attentes. Je partage le dernier jour de pêche là encore avec Thomas, Jean-Luc et notre très cher guide Peader. Les brochets n'ont décidément aucune envie de mes leurres, car je n'enregistre aucune touche au lancer. L'eau du lac où nous pêchons est très trouble, les poisson sont plaqués sur le fond et ne se déplace pratiquement durant la journée. Seule la technique de pêche statique au bouchon à poste fixe, nous rapporte encore au cours de cette ultime journée pas moins de 10 brochets. Tous les poissons sont calibrés entre 75 et 90cm ce qui reste tout à fait honnête.

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Bilan du séjour

Les captures

Plusieurs pêcheurs m'ont averti avant mon départ, qu'en Irlande on prenait beaucoup de brochets de petites taille et que les gros poissons seraient rares. Connaissant l'Irlande puisque j'y suis venu pour la quatrième fois, j'étais très réservé sur la pêche en arrivant. J'ai été très agréablement surpris par la qualité de la pêche puisque la moyenne des tailles se situaient dans les 75cm. Nous avons capturés en 6 jours de pêche à 7 pêcheurs avec des conditions climatiques très difficiles, plus de 80 brochets, dont une douzaine de plus de 90cm. Plusieurs poissons avoisinaient les 95cm, le plus gros a été capturé par Laurent, il mesurait 97cm pour un poids approximatif de 10 kg, très belle femelle ventrue. Sur les lacs que nous avons exploités durant la semaine, d'autres français ont capturés un brochet de 1m05 pour 9 kg 5, et un brochet de 1,10m pour 10 kg que j'ai vu.

Le guide

Peader est un très bon guide très attentif à ses clients. Il est passionné par son métier, et aime faire plaisir aux pêcheurs. Son seul défaut pour ceux qui préfèrent la pêche au lancer, est peut-être de trop vouloir pêcher à la traîne, mais il est difficile sur un bateau avec plusieurs pêcheurs de contenter tout le monde.. Précisez lui dés le matin, les techniques que vous envisagez utiliser durant la journée, il opèrera en conséquence durant les deux jours de guidage compris dans le séjour.

Les différents lacs

Tous les lacs ont leurs particularités. Certains ont une eau très claire, noire ou couleur thé. Vous aurez des lacs remplis d'herbes filamenteuses ou de nénuphars. Leur surface est de 10 hectares en moyenne, mais certains dépassent les 100 hectares, c'est à vous de faire votre choix dés le troisième jour, sachez écouter les conseils de Peader qui connaît sa région à fond.. Dans tout les cas préférez les lacs aux eaux plus claires et de superficie moyenne ce qui vous facilitera la recherche si les brochets sont mordeurs. Dans le cas contraire vous serez vite fixés et pourrez éventuellement changer de lac les après-midi en optant pour une pêche du bord.
L'Irlande du nord-est n'est pas encore trop courue, le paysage authentique vous imprègne totalement après un séjour d'une semaine sur place loin des sentiers battus. La nature encore intacte est reine dans un milieu protégé est exempt de toute pollution. Les brochets de très belles taille satisferont les plus exigeants d'entre nous.
Quand aux pubs, pour l'ambiance de l'après pêche, ils sont bien présents puisqu'on en dénombre pas moins de 19 pour la petite ville de Carrikmacross qui compte seulement 3 milles habitants .

La saison de pêche: conseillé de mi-avril à fin juin et de début octobre à fin janvier.
Informations utile: Il est indispensable d'emmener une paire de Waders, les lacs sont très difficiles d'accès, pour monter dans les bateaux vous entrez dans l'eau à hauteur de genoux. Prévoyez des sacs poubelles pour protéger vos affaires dans les bateaux, car il pleut assez souvent. Pensez également à emporter votre tenue de pluie.

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